Poésie et Poèmes: Poèmes et écrits - l amour de la jeunesse - Lettres déclarations d'amour


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Poèmes et écrits : l amour de la jeunesse
Posté par lephilo7 le 29/10/2011 16:51:03 (134 lectures)
Poèmes et écrits

Toi et moi on s'est connu très jeunes
on passait de bon moment ensemble
le premier baiser que j ai reçu était de toi
j aimais de voir sur ce balançoire et moi de poussant en te parlant à l oreille
et l on a changé d école
on s est perdu de vu pendant plusieurs années
mais j ai gardé ton visage tout au fond de moi
tu as grandi belle et tu vis d autres histoires moi de même
l on se rencontre maintenant dans cette vie
mais chacun d entre nous est occupé et préoccupé
les femmes aiment quant on les racontes de belles histoires mais elles oublient q elle vivent de belles histoires
toi et moi nous sommes entrain de faire et vivre notre belle histoire
elle a commencé jeune mais on peut la poursuivre maintenant si tu le pense parce que moi je le pense toujours car mon amour pour toi s est agrandi tout au long de ces années


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Poèmes et écrits : les beaux papiers
Posté par tony87 le 3/7/2011 6:23:08 (391 lectures)
Poèmes et écrits




Putain d’papiers
Qui donnent les sans papiers
Nos belles frontières
Foutues en l’air
Et cette europe
Qui se dérobe
La politique
Est bien critique

Putain d’papiers
Tout aux banquiers
La nationalité optée
Pour moins payer
Et cette retraite
Quel casse-tête
Plus travailler
Pour moins toucher

La belle sécu
Bientôt foutue
Remboursements
Combien de temps
Les syndicats
Les pieds dans l’plat
Le beau pétrole
Les prix s’envolent
Comme les loyers
Réajustés

Les beaux feuillages
Comme les alpages
Tous arasés
Pâte à papier
Putain d’papier
Pour se torcher

La gauche la droite
Bien maladroite
Pour l’avenir
Mais que choisir
Il faut voter
Bouts de papier

Tony
http://www.pourvouslesfemmes.com/article-les-beaux-papiers-62686291.html



Poèmes et écrits : LA PROMESSE DE DIEU
Posté par Addax le 5/5/2011 12:39:08 (1409 lectures)
Poèmes et écrits

Notre Dieu qui est le créateur du ciel et de la terre, celui qui a soufflé en nous la vie, nous a fait des promesses; il nous a fait la promesse de la bénédiction par Abraham. Je vis par la foi, ainsi je suis béni avec Abraham le croyant. Le Christ est mort pour moi, il m'a racheté de la malédiction en étant pendu au bois, afin que la bénédiction d'Abraham ait son accomplissement. Rien du temps présent ne peut changer la promesse de Dieu.

Que l'on se dise toujours, que toute promesse qui correspond à notre situation nous appartient; notre Dieu donne sa gloire et sa grâce, il ne réfuse aucun bien à ceux qui marchent dans l'intégrité. David nous dit dans Psaumes 34:10, je cite: "Vous qui appartenez au seigneur, reconnaissez son autorité; rien ne manque à ceux qui lui sont soumis", et il ajoute par la suite que les lionceaux éprouvent la disette et la faim, mais ceux qui cherchent l'Eternel ne sont privés d'aucun bien.

La promesse de l'abondance; cette abondance peut être matérielle ou spirituelle, mais comme vous pouvez l'avoir compris, il y a trois conditions à remplir pour que la promesse de Dieu se réalise dans notre vie; nous devons apprendre à marcher dans la droiture, nous devons apprendre à craindre l'Eternel et nous devons apprendre à le chercher. La Bible dit que notre Dieu est toujours derrière sa parole pour la réaliser; alors ayons foi que si nous remplissons ses conditions, nous verrons sa grâce abonder notre vie.


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Poèmes et écrits : LA CLAMEUR DE MON ÊTRE
Posté par Addax le 13/4/2011 16:34:21 (1799 lectures)
Poèmes et écrits

Oh mon Dieu! faut-il vivre ces moments si forts dans ma vie? Je sens ce vide me traquer; je n'ai pas l'intention de maîtriser la nature, je sais que la vie ne se passe pas comme dans nos rêves, mais je n'arrive pas à supporter ce vide au dédans de moi. Pourquoi faut-il qu'à chaque fois que j'ambitionne d'aller loin, il y a toujours une disposition des faits qui m'empêche d'atteindre mon but? Ai-je pour ennemi toi, nature ou disposition des faits, pour toujours compromettre mes rêves? Mon coeur a besoin de cette affection qui n'est ni maternelle, ni fraternelle, ni amicale; je n'aimerais pas m'attribuer ce qualificatif que s'est assumé ce frangin qui m'est cher, le cavalier solitaire. Je n'ai pas l'intention de courir les choses mais, ce qui est vrai c'est que j'ai besoin d'elle; elle, celle qui rallumera la flamme de mon coeur et l'attisera à chaque moment pour qu'elle brûle encore beaucoup plus haut; cette flamme qui m'est si précieuse est éteinte. Eteinte par la pluie, le vent, les faits de la nature; pourquoi? Quelle dérisoire récompense tires-tu de ces cendres fumantes, toi nature?

Autre fois, j'ai appelé "beauté consolatrice" parce que d'elle, j'ai obtenu une consolation. J'ai donné mon amour, j'ai voulu le proteger et le faire grandir mais, dommage. Faut-il aussi plaindre la nature humaine?
Il n'y a pas longtemps que j'ai croisé "ma tendre inconnue", je l'ai tant aimée jusqu'au point de chercher un symbole dans la nature, un symbole qui représenterait notre amour; mais si j'ai dit adieu, c'est parce que toi nature, tu t'es imposée; cela ne dépendait ni de moi, ni d'elle. Parfois ce que nous disons ou écrivons nous met la corde au cou; quand j'ai parlé du "secret de l'amour", j'ai peut-être oublié de faire mention de toi nature; comment t'éviter quand tu dois mettre fin à une histoire d'amour dans notre avenir? Ou encore, comment te changer chez les humains quand tu dois constituer un obstacle d'évolution de cette histoire? Je sais que notre affaire, notre vocation ici-bas, ce n'est pas d'atteindre le but, c'est d'être en marche; mais, j'aimerais bien que mon coeur vive l'amour pendant qu'il peut encore le vivre.

N'est-ce pas cruel de condamner la nature? Pourquoi dois-je toujours prendre le revers de la médaille pendant que son envers existe aussi? Je sais que je n'ai pas le droit de t'endosser, toi nature, tout de ce qui m'arrive, que je n'apprécie pas dans ma vie. Tu m'as, des fois, ouvert les portes de gloire, de bonheur et d'amour; mais que faire? La vie, comme l'a écrit mon feu père dans "la méchanceté de la nature", est un ensemble d'échecs et de réussites; mais ces gloires éphémères que tu m'offres, ce sont elles que je clame. Que faut-il que je fasse? Te prier à ce que tu m'accordes une chance de vivre une relation stable et durable? Beaucoup sont ceux qui viennent me voir pour leur apporter soutient dans leur relation mais, pour que ce que je leur dis soit efficace, il me faut donner l'exemple par mon exemple. Mais quel exemple devrais-je donner de moi si pas ces relations qui débutent merveilleusement bien, auxquelles les gens jettent des fleurs et qui ne trouvent pour obstacle que toi nature? Ma conscience me ronge le coeur; mais je sais que presque tout le secret des grands coeurs se trouve dans ce mot: "Persevérance".


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Poèmes et écrits : Homme doré mais en toc
Posté par brise le 12/4/2011 21:43:05 (1287 lectures)
Poèmes et écrits

Ce n'est pas une impression,
il est réellement loin des passions
celles qui emportent
et portent

Il veut un monde qui n'a jamais existé
celui d'un tableau joliment teinté
où les personnages chaque jour s'enlacent
et ne s'en lassent

Mais ici, quand il agit, rien ne révèle son rêve
tout l'énerve
Serré dans ses pensées
en réalité, il veut être pansé

Homme en habit doré
il devient la fausseté
pour être accepté

Il s'éloigne des fidèles à sa cause première
pour se retirer avec ses humeurs en sa tanière
Il se rapproche de ceux sans gênes
ou de celles qui se prennent pour des reines

Homme doré
est méchanceté
et il est accepté


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Poèmes et écrits : le temps avec toi
Posté par issa100 le 5/4/2011 17:54:19 (5563 lectures)
Poèmes et écrits

un siecle ,un an ,un mois ,une semaine ,un journé ,une heure ,un minute ,une seconde tout ce le temps ki passe mais kan j suis avec toi ce temps n existe plus...


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Poèmes et écrits : MP3 Gratuit chanteur et guitariste
Posté par jacquesdur le 31/3/2011 20:34:43 (958 lectures)
Poèmes et écrits

L'univers est un gadget, tu peux dire n'importe quoi
Ce chanteur a mis en musique de la poésie québécoise. Téléchargez un album complet et visionnez des vidéos de l'artiste captés sur scène ou en studio. Les paroles sont en ligne avec sonnerie pour iPhone et karaoké. Plusieurs nouvelles chansons écrites par Jacques Durocher: L'univers est un gadget, L'amour pousse dans les arbres et Ça tient la route.
http://www.jacquesdurocher.com



Poèmes et écrits : Hommage à mon père
Posté par Addax le 28/3/2011 14:02:48 (1535 lectures)
Poèmes et écrits

Il est vrai que je savais qu'un jour l'un d'entre nous quitterait l'autre; que si ça serait toi, ce jour là je me mettrais à pleurer, à te supplier de revenir, à me demander le "Pourquoi". Mais je ne pouvais jamais sentir ce que j'ai ressenti quand cela est arrivé, quand je devais me mettre en tête que je ne pouvais plus te voir me sourir, je ne pouvais plus entendre ta voix me dire:" PRENDS COURAGE MON GARCON, LA VIE N'EST PAS FACILE; CONSACRES TOI AUX ETUDES ET CREES TA PROPRE VIE ..."; mes larmes coulent encore de mes yeux quand je sais que je ne sais plus te dire pardon, parce que je n'ai pas été ce que t'as voulu que je sois; le seul pardon que je puisse t'adresser, c'est de suivre les traces de tes pas.

Ton homonyme, notre petit cadet n'a pas vécu ton affection, il ne sait pas encore ce que c'est un père; quelle signification pouvons-nous donner à cette vie qui tantôt nous fait rire, tantôt nous fait pleurer?
Mon coeur est lourd de chagrin parce qu'il te veut encore. Je sais que t'as trop souffert avant ta mort, mais j'aurais voulu que tu me dise quelque chose avant de mourir. Le dernier jour que je t'ai vu, la dernière fois que je t'ai vu respirer, tu m'as regardé droit dans les yeux, comme pour me dire:"Mon fils, je vais partir sans vous prevenir, je vais partir sans vous dire aurevoir, je vais partir pour ne plus revenir ...".

Le jour de ta mort, à quatre heure du matin, mon téléphone sonne; c'est mon frérot qui me dit qu'il y avait deux heures que t'avais rendu l'âme. Je ne savais plus retenir mes larmes, tout était devenu si noir devant mes yeux; je ne pouvais pas y croire, mon propre père, dans une morgue, inerte! Non Seigneur, pourquoi lui?
Je continuais à garder espoir jusqu'à une seconde avant qu'on ne me dise que t'as cessé de vivre. A la morgue, une foule entourait ton cercueil, les uns pleuraient, les autres bavardaient, ...
Je t'ai vu, allongé dans ton cercueil, on dirait que tu dormais; j'ai vu ma mère pleurer à tes côtés, te supplier de revenir; et moi, ton fils, aîné des garçons, qui en principe devais consoler mes frères et soeurs, je n'ai pas su me retenir, je t'ai pleuré comme une fille, comme un enfant, parce que j'avais encore besoin de toi.

Il suffisait que tu vives encore un peu pour marier ma soeur, pour voir ta descendance; j'aurais voulu qu'un jour, mes enfants se mettent à tes côtés et que tu leur racontes tes aventures, ton époque, tes idées. A chaque fois que quelqu'un m'adresse ses condoléances, je sens de plus en plus ton absence, un vide en moi; je t'ai perdu, ma famille t'a perdu. Je n'ai nul part où je peux te racheter, et personne au monde ne peut te remplacer; personne au monde ne peut prendre ta place dans mon coeur.
S'il me faut croire à la vie dans l'au-délà, s'il-te-plait Papa, soit notre guide jusqu'à ce qu'on te réjoigne au paradis. Dieu seul a son plan, et que sa volonté soit faite. Je promets de prendre soins de ma famille et de créer ma propre vie; je garde image de toi, je te prends comme idéal dans ma vie.
Que Dieu ait ton âme.


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Poèmes et écrits : TOUT HOMME A UN TALENT, AIMER
Posté par Addax le 16/3/2011 14:40:41 (2141 lectures)
Poèmes et écrits

Il arrive des moments que nous manquons certaines histoires d'amour juste à cause de notre passé, à cause de notre classe sociale, à cause de notre état physique, à cause de beaucoup d'autres raisons. Mais l'amour a-t-il des parties pris? Sommes-nous obligés de marginaliser les autres? L'amour n'a pas de règles de jeu, non pas de normes à suivre; mais vivons-le selon qu'on peut se sentir aimé et selon qu'on peut aimer. Il y a des richesses qu'on a acquises ici sur terre, et il y a aussi celles qui nous ont été données par le bon Dieu. La grande richesse est celle que ni les hommes de ce monde, ni le temps, ni quoi que ce soit ne pourront avilir; cette richesse, elle est cachée quelque part au dédans de nous. Toute personne a sa propre richesse, et cette richesse lui est très importante; il suffit de la découvrir et de l'exploiter. Alors, quand on s'aime ou quand on peut s'aimer, essayons de voir non pas ce que possède la personne qu'on aime, moins encore la position qu'elle occupe dans la vie parce que cet amour sera éphémère, mais voyons plutôt cette richesse intérieure ou spirituelle, qui pourrait même constituer la base de notre amour. Faisons abstraction de nos yeux en ce qui concerne l'amour, et faisons abstraction de ce que peuvent dire ceux qui nous entourent; on ne voit bien qu'avec le coeur, et ce qui est essentiel est invisible pour les yeux.

Il y a certaines erreurs commises dans le passé qui nous ont fermé certaines portes dans la vie. Il y a certains faits qui nous sont arrivés tout au long de notre vie, qui nous ont peut-être laissé infirmes; la nature nous a peut-être fait pas comme les autres, mais cela ne doit pas nous mettre à l'écart de l'amour; le soleil luit pour tout le monde. Il est vrai que la nature a ses lois, il est vrai qu'on a tous des préférences, on préfert beaucoup plus ce qui frappe aux yeux, ce qui est pittoresque, ce qui est épatant; sommes nous obligés de suivre ces lois de la nature? (Je ne suis pas sûr). Apprénons au moins à aimer avec nos coeurs, non pas avec nos têtes, moins encore avec nos yeux. Je ne vous demande pas d'aimer par pitié, ni par complaisance, mais de respecter le choix de vos coeurs et de ne pas profaner l'amour. On a tous droit à l'amour, on est tous invité à le vivre; oui, l'amour est un soleil, il brille pour nous tous, riches, pauvres, blancs, noirs, filles, garçons, vieillards, handicapés, aveugles, que sais-je encore? Il nous appartient tous et sans excéption.

Et vous qui vous abstenez d'aimer, la nature vous a peut-être poussé à prendre cette décision ou peut-être encore ce sont certains évènements de la vie qui vous ont poussé à ça, mais sachez-le, l'amour est une nourriture servie pour tous et, tous avons faim. Ne soyez pas égoïstes envers votre coeur; accueillez l'amour quand il frappe à vos coeurs. Un manque de confiance en soi est un vice à combattre, soyez courageux car à coeur vaillant, rien d'impossible. Il n'y a pas de vie sans amour et il n'y a pas d'amour sans vie; les échecs et les déceptions ne doivent pas être pour nous le mobile de ne pas vivre l'amour; cherchons et essayons encore, on finira un jour par trouver et réussir. Ne soyons pas comme dans ce troupeau de gens, où certains disent que l'on ne peut manger ce que l'on a vomi, oubliant ainsi qu'après le vomissement, l'estomac est vide et il réclamme de la nourriture; peut-être que le premier mets n'était pas du tout commestible; alors, dégustez à d'autres saveurs.


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Poèmes et écrits : Ecriture Automatique
Posté par nanasevens le 10/3/2011 21:11:41 (1166 lectures)
Poèmes et écrits

Il est dans un macabre sanctuaire de noirceur, un lac de larmes baignant dans la pénombre. Les ombres dansent devant mes yeux comme un voile de fumée qui occultent toute pensée positive. J'erre, doucement, dans ce silence assourdissant, qui vrille mes oreilles tel le cri perçant d'un corbeau...Mes pas me portent, au loin, pou me noyer inexorablement tout au fond de cette tristesse...
Pardon.
J'imagine le soleil sur ma peau, mais je ne ressens que le souffle de ces cris incroyables glissant sur mon âme, l'étouffant peu à peu, ne laissant qu'une enveloppe vide de sens et de paroles, une enveloppe qui suit le mouvement saccadé de toutes ces peines accaparées par des désirs inaccessibles, poursuivant lentement leurs rêves qui s'échappent, toujours et encore...
Et là haut, un homme nous regarde, je vois ses yeux, je sens son regard me transpercer, s'amusant de nos larmes comme on s'amuse de voir une fourmi se noyer... Il observe, insatiable, nos corps trébucher et se relever pour avancer tant bien que mal vers la Fin, cette fin si laide et si destructrice, abysse sans fond qui aspire le peu de vie et de force qu'il nous reste.
Il y a une barque, usée et prenant l'eau, qui flotte au hasard des vents de haine qui souffle dans cette grotte aveugle.
Elle est vide.
Et chacun tend ses bras pour l'atteindre, mais toujours elle se dérobe, glissant entre les doigts au moment où on croit la tenir. Elle fuit, toujours, et je sais pourquoi. L'intérieur doit être si beau... Rempli de choses et de sentiments interdits, d'inaccessible et de couleurs... Tous veulent y prendre place, mais personne ne l'atteint. C'est comme le Graal, une corne d'abondance que même cette boîte de Pandore qui répand ses spectres ne parvient pas à cacher. Et ils se battent, mon Dieu ils se déchirent, s'entretuent et se piétinent pour l'obtenir, cette barque si laide mais qui assurerait abri et réconfort. Ils se poussent, se tirent, s'arrachent et hurlent, tant de bouches ouvertes sur des cris silencieux, cris de haine de devoir patauger lamentablement dans ces larmes de Mille ans... Et moi je suis là, au beau milieu de tout cela, j'essaye simplement de respirer dans ce chaos indescriptible, cette marée d'insectes qu'on aurait jetés au hasard dans du vinaigre. Et je suffoque, j'erre, poussée ici et là par ces bras et ces cris, impuissante. Je ne contrôle rien, je voudrais reculer mais ils m'entraînent vers la Fin, me tailladant au passage... Et personne ne me voit, personne ne me regarde, je croise l'espace d'un instant un regard affolé qui se détourne aussitôt comme on fuit un tabou...
Je ne sais plus quoi faire pour remonter, j'appelle cet homme qui rit là-haut, qui rit de nous voir nous débattre, se délectant de nos peurs comme on le fait d'un festin. Je l'appelle mais il ne m'entend pas, c'est lui qui nous a jetés là, dans cet océan immonde de déchets et de rancoeur, et maintenant il s'en fiche, il me regarde et je suis aveugle, je ne peux plus bouger, pétrifiée, telle une vulgaire statue de cire qui fondrait à vue d'oeil. Il resplendit de haine et de sadisme non contenu, et d'un souffle fait naître une tempête qui éloigne cette barque, cette barque que tout le monde veut à tout prix, sauf moi.
Je veux retourner d'où je viens, je veux émerger de cette masse compacte de terreur et d'avidité, je veux revenir sur la berge, saine et sauve, pour voir le soleil et respirer, enfin...
Je tombe, je me laisse aller, dans cette marée de corps, me laissant entraîner au bon vouloir du destin, et je sombre, je sombre toujours plus bas, bien plus bas que le fond de ce lac détesté. Il fait noir, si noir...

J'ouvre les yeux, horrifiée. Par la fenêtre, les nuages sont bas. Le vent siffle si fort, et l'orage gronde. Il pleut.
J'expire, je ferme les yeux. Sortir d'un cauchemar pour entrer dans un autre.

mon Dieu, cette vie...


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