
De mémoire, on n'avait jamais vu un tel cantonnier
Qui sur la route, était bien toujours le premier,
Dès le matin on l'entendait sans cesse psalmodier
De bien grands poèmes déclamés par milliers.
De Musset, Ronsard, Lamartine, il était familier.
Comment donc expliquer l'érudition de ce journalier ?
Et bien à ce mystère, je vais aujourd'hui, y remédier...
Olivier, bien avant d'ètre un bon cantonnier,
Etait simplement un redoutable braconnier !
Un jour, braconnant sur les terres d'un banquier
Il découvrit un larçin qu'un voleur dùt oublier.
C'était de beaux livres de poètes et de romanciers.
Dès lors, son passe-temps des plus familiers,
C'était bien la lecture des maitres à versifier.
Et celà des nuits entières, sans se rassasier,
En finissant même bientôt,à eux, s'identifier !
Et courageusement se mettant aussi à versifier,
Ecrivant de vrais poèmes en très bon ouvrier
EPILOGUE :
A présent à la retraite, il poètise sous son marronnier
Et il est très heureux, celà je peux bien vous le certifier..
MIJOULAN
( dans la série " Les Bluettes de Mijoulan " )