
Les vents bruissent de vagues souvenirs,
S’agitent sur le front fiévreux d’abîmes
Qui gisent en mon cœur, mon âme…
Gouffre fétide, de mes colères ombres carnassières…
Infernales cavalcades, soulèvent l’horizon métallique
D’amertume et de souffrance, troublant silence.
Cauchemar bestial, la caresse froide du temps blesse en son sein…
L’inassouvi fantasme de chaire meurtrie dans l’écume de l’oubli.
Avide spectre vêtu du mensonge, ténèbres voraces ensevelissent
La fragile flamme, crépitement rougeoyant, dansent faiblement
Sous la voûte brisée de nos yeux rongés par des torrents douloureux.
Qui se déversent comme un vacarme affolant, follement…
Fuit dans l’ère du temps telle une fête obscure à l’aube morsure
De ses vestiges poussières en nos ébats déchus, empreinte acide
Du regret poison qui de sa spirale glacée entraîne les miasmes
Affres vertigineuses aux parfums obsessionnels…
Courir, sentir les doigts impitoyables du temps étreindrent
A sa peau la promesse peu morale de l’amour passionné…